La Belle Verte est l’un de ces films que je peux revoir sans qu’il perde quoi que ce soit de sa force. Coline Serreau est l’une de mes réalisatrices préférées, et ce film contient tout ce que j’aime dans son cinéma : une intelligence vive, une énergie très incarnée, un regard tendre, beaucoup d’humour et une manière extrêmement libre de questionner notre société.
C’est une science-fiction singulière, légère en apparence, mais profondément pertinente. Elle observe nos habitudes, nos rapports de pouvoir, notre rapport au vivant, à l’argent, au corps, à la famille et au progrès avec un décalage qui fait rire tout en laissant beaucoup de place à la réflexion.
Et le film n’a absolument pas vieilli, certaines de ses questions paraissent même aujourd’hui encore plus actuelles qu’au moment de sa sortie. Il y a dans cette œuvre quelque chose de vivant, de vibrant, de profondément humain, sans lourdeur ni démonstration.
Sur une planète lointaine, les humains vivent en harmonie avec leur environnement. Chaque année, certains voyagent vers d’autres planètes pour observer leur évolution ou partager des connaissances. Mais depuis deux cents ans, plus personne ne veut aller sur Terre…
Image : Photo par Johannes Plenio

